ANMONM

Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite

Visite du Centre Français de Formation des Pompiers d’Aéroports de CHATEAUROUX (Indre)

 

Le 15 janvier 2020, en après-midi une trentaine de membres des sections de l’Indre de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et de l’Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite étaient conviés à la visite du Centre  Français de Formation des Pompiers d’Aéroport de CHATEAUROUX. Nous avons été reçus  par madame DEPARDIEU et l’un de ses collaborateurs que nous tenons ici à remercier pour la qualité de leur accueil et leur très grande disponibilité pour nous faire découvrir  cet établissement  de dimension européenne affecté au  domaine très spécifique du Service de Sauvetage et de Lutte contre l’Incendie des Aéronefs

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Présentation générale et finalités

Structure  unique en Europe, le Centre Français de Formation des Pompiers d’Aéroport (C2FPA) de CHATEAUROUX, est né de l’union de 35 aéroports français et de l’union des aéroports français (UAF). Il propose aux pompiers d’aéroports une formation initiale ou continue à la sécurité incendie et au péril animalier

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Le C2FPA est certifié par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (O.A.C.I.) dans le cadre du programme Trainair Plus depuis le 24 novembre 2011.

 

 

C’est sur le terrain du Centre de Formation des Pompiers d’Aéroport (C2FPA), près de Châteauroux que cinq cents hommes en postes dans les aérogares de la France entière viennent s’entraîner chaque année depuis 2007. Les 1500 pompiers d’aéroports que compte le territoire viennent suivre ici leur formation initiale ou entretenir leur pratique. Sur près de 15 hectares, des équipements de pointe ont été installés : un A 320 et un Boeing 747 factices grandeur nature, des zones de «feu de nappe» qui simulent le kérosène répandu sur le tarmac, sans oublier une piste destinée à l’apprentissage de la conduite en terrain difficile.

 

Ici, les pompiers disposent des mêmes camions de dernière génération que dans leur aéroport d’origine. Très maniables, ils permettent d’atteindre rapidement le lieu du crash.

 

Chaque véhicule dispose d’une cuve de 9000 litres d’eau et de 250 kilos de poudre d’extinction. Le réalisme est saisissant. Bien que contrôlées, et générées par des brûleurs à gaz, les explosions sont impressionnantes. Les simulateurs mis en place, un Boeing 747 et un Airbus A320, fonctionnent grâce à un ingénieux système lance-flammes pilotés à distance par le formateur à l’aide d’une télécommande.

 

 Les simulateurs reproduisent fidèlement l’ensemble des avaries, explosions et incendies susceptibles de se produire en cas d’accident. Les hommes sont formés aussi à intervenir en amont, sur les risques liés aux animaux sauvages. Parmi ceux-ci, les volatiles qui s’engouffrent dans les réacteurs représentent un réel danger pour la sécurité des vols. Les pompiers doivent donc les éloigner des pistes lorsque c’est possible. Un authentique Boeing 747-200, cédé par Air France en 2009, fait partie de l’étonnant arsenal du site. L’engin a été équipé pour les simulations d’évacuation de passagers blessés. Doté de hauts parleurs qui diffusent des cris de victimes

 

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Sur ce site de 15 hectares, le C2FPA dispose de tout ce qu’un établissement peut souhaiter réunir pour la formation des personnels des Services de Sauvetage et de Lutte Contre L’incendie des Aéronefs :

Les équipements pédagogiques

 le centre dispose de :

Deux simulateurs de feu d’aéronefs : Long courrier BOEING 747 de classe 9 (L : 65 mètres – Ø 8,5 mètres); moyen-courrier AIRBUS 320 / BOEING 737 / ATR72 (L : 30 mètres – Ø 3,6 mètres).

 

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L’équipement extérieur comporte une aile équipée d’un réacteur A320 et de l’autre côté du fuselage, un moteur d’ATR 42/72 ou similaire et un train d’atterrissage.Un feu de nappe de 9 m2 est associé au réacteur. La maquette permet de simuler un feu d’A.P.U. (Auxiliary Power Unit) ainsi qu’un embrasement du fuselage.La maquette dispose de zones réservées aux exercices de recherche et de sauvetage comprenant des pénétrations de l’extérieur avec port d’appareils respiratoires isolants.Le fuselage possède des portes qui correspondent à l’Airbus 320 et dont le système d’ouverture est identique au réel : Portes passagers : une devant, une au milieu et une porte cargo à la fin du fuselage ; Une porte de secours au-dessus de l’aile coté tribord ; L’intérieur comporte une porte avec cloison pour séparer le cockpit de la zone destinée aux passagers et une cloison pour séparer la zone destinée aux passagers de la section cargo. Tous les types de feux courants peuvent y être simulés.

 

Six feux de nappe : 100 mètres carrés ;2 x 50 mètres carrés ;3 x 5 mètres carrés.

Un Mur de feu :4 mètres x 3 mètres.

Un BOEING 747-200 (ex Air France) ;

Des caméras d’enregistrement des mises en situations opérationnelles ;

Une piste hors chemin de 900 mètres pour véhicules d’intervention à mousse.

Une zone péril animalier de 4 hectares.

 
le symbole de la volonté des gestionnaires d’aéroports d’allier sécurité
et respect de l’environnement.
Le C2FPA a été créé en reprenant les tous derniers progrès en matière d’aménagement et de développement durable.
 

Tous les ateliers de feu du C2FPA fonctionnent au gaz G.P.L. plutôt qu’au kérosène.

Sous formes liquides et/ou vapeur, afin de garantir les conditions de réalisme dans la reproduction des feux, le gaz G.P.L., mélange de butane et de propane, ne contient ni benzène, ni soufre dangereux pour l’environnement. Il offre un pouvoir calorifique plus élevé que le kérosène. La combustion du G.P.L. ne produit pas de particules lors de sa combustion (suies) et limite significativement les émissions de CO2, un des gaz responsables de l’effet de serre. La combustion du G.P.L. ne génère ni odeur, ni fumée, produit peu de monoxyde de carbone, relativement peu d’hydrocarbures imbrûlés, et assez peu de dioxyde de carbone par rapport aux autres carburants et combustibles dérivés du pétrole. Cette combustion dégage principalement de la vapeur d’eau et du CO2, mais de façon moindre, ce qui confère aux G.P.L. une place incontournable comme énergie alternative.

 Par ces mesures responsables, le C2FPA protège l’ensemble des personnels stagiaires et formateurs des « fumées noires » très toxiques issues de la combustion du kérosène qui peuvent quitter notre site en parfaite confiance.

Le traitement de l’eau est exemplaire puisque 100 % des eaux résiduelles sur les aires de feu sont récupérées, traitées et recyclées.

 Toutes les zones de feu sont imperméabilisées et l’eau de ruissellement des toits et chaussées est ainsi récupérée, dirigée dans un premier temps vers un bassin tampon bâché de 250 m3 puis, après passage dans une unité de dépollution, vers un bassin de rétention de 650 m3.L’eau est ensuite pompée dans le bassin de 650 m3 et réutilisée pour 3 activités différentes :

  • Remplissage des Véhicules d’Intervention à Mousse à l’aide d’un réseau composé de 4 points de remplissage
  • Refroidissement des simulateurs de feu BOEING 747 et AIRBUS 320
  • Alimentation du réseau d’eau alimentant des poteaux d’incendie destinés aux exercices d’entraînement des

 

Un impact économique et social fort dans la région Centre-Val de Loire

 

De nombreuses activités sont nécessaires à l’exploitation du C2FPA dans des domaines très diversifiés :

  • Restauration/hôtellerie : 5000 nuitées et plus de 6000 repas par an ;
  • Maintenance : contrats d’entretien pour les Véhicules d’Intervention à Mousse, les véhicules de tourisme, les simulateurs de feu, les infrastructures, etc. ;
  • Services : gardiennage, informatique, nettoyage, blanchisserie, etc. ;
  • Energie : G.P.L. société Tourangelle, distributeur local de carburant pour les véhicules ;
  • Construction : l’ensemble du C2FPA a été réalisé par des entreprises de la région Centre ;
  • Emplois directs : Le C2FPA est créateur de 20 emplois pour l’exploitation du centre de formation.

Pout tous compléments consulter le lien https://www.c2fpa. fr/


Président(e) de la section

M. Alain BOURREL